Mois : février 2016

La prochaine soirée scientifique

Prochaine SOIREE SCIENTIFIQUE AKTL

Vendredi 15 décembre 2017 à 20h30

A l’Institut national de la kinésithérapie

3 rue Lespagnol, 75020 Paris

Métro : ligne 2 Station Philippe Auguste

 

« Chirurgie du lymphœdème ».

Dr Patrick TREVIDIC, Paris.

« Effets biomécaniques de la compression au niveau macro et micro circulatoire ».

Bernard LUN, Lyon.

 

 

 

La dernière soirée scientifique de l’AKTL a eu lieu 

le vendredi 24 mars 2017 à 20h30 à Paris

à l’Institut Curie

 2 conférences

    « Malformations veineuses de l’enfant »

Dr Olivia Boccara, Hôpital Necker

 

    « Comment gérer la fatigue de l’après cancer »

Dr Claude Boiron. Soins de support Institut  Curie. Hôpital René Huguenin

 

suivi  d’échanges avec votre expérience kinésithérapique et vos questions sur ces sujets.

 

 

 

PATHOLOGIES VASCULAIRES DE L’ENFANT

Dr Olivia Boccara Service de dermatologie CH Necker

Ce compte-rendu résume les grandes lignes

Perspectives pour l’Avenir : La recherche génétique, pour les patients atteints de malformations veineuses et plus complexes, identifie de plus en plus de gènes. La prise en charge sera donc de plus en plus médicale et moins chirurgicale avec des thérapies ciblées.

Différents cas cliniques de malformations veineuses (MV) de gravité croissante (IRM montrant très bien le niveau de l’atteinte)

– MV localisée : gêne esthétique +/- douleur

– MV superficielle : restreinte à la graisse sous-cutanée

– MV superficielle et intramusculaire : gêne esthétique, douleur et phlébolithes (thrombus intralésionnels +/- calcifiés)

– MV intramusculaire : très douloureuse mais quasi INVISIBLE CLINIQUEMENT

– MV infiltrante avec gonflements douloureux

– MV avec atteinte articulaire responsable d’hémarthrose et destruction progressive de l’articulation (comme les hémophiles).

 

 

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 Malformations lymphatiques

En dehors des malformations lymphatiques pures primaires ou secondaires, il existe :

– Des malformations communes mixtes atteignant les parties molles avec peu d’infections.

– Des malformations infiltrantes provoquant une dilatation lymphatique de surface avec de nombreuses lymphangiectasies microkystiques hémorragiques ou non.

– Il y a donc une différence avec le lymphœdème classique .

Les manifestions cliniques :

– la problématique des malformations veineuses est le risque de retentissement fonctionnel avec des attitudes vicieuses qui ne seront plus réductibles. Ce risque est dû aux douleurs très importantes qui engendrent une sous ou mauvaise utilisation  du membre et une hypotrophie musculaire voire des rétractions avec équin, flessum.

– La stase lymphatique provoque des inflammations kystiques mais avec de rares infections plus souvent des mycoses aux membres inférieurs.

– La stase veineuse provoque des caillots (comme dans les phlébites) donc des douleurs intenses lorsque les troncs veineux profonds sont ectasiques. La prise en charge par les hématologues sera au cas par cas effectuée par des anticoagulants.

 

 

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La prise en charge est pluridisciplinaire avec

– toujours la contention en priorité

– le drainage manuel

– plus ou moins associé à AINS pour les symptômes douloureux aigus

– la sclérothérapie moins utilisée mais parfois encore efficace selon les cas

– réduction du volume lésionnel par la chirurgie mais ne guérit pas et cause des dégâts (abandonnée de plus en plus souvent car délabrantes avec des risques de rechute)

– les anticoagulants mais parfois insuffisants quant à la douleur et les saignements

Pour l’atteinte lymphatique et veineuse certains traitements assèchent les lymphangiectasies avec suintement et saignements et améliorent les douleurs(traitement en cours d’expérimentation, donne de réels espoirs thérapeutiques et peuvent nous orienter vers des centres spécialisés pour traiter certains de nos patients) RAPAMUNE

 

 

FATIGUE DANS L’APRÈS-CANCER

Dr Claude BOIRON, Soins de support, Institut Curie CH René Huguenin

La fatigue liée au cancer est une fatigue ressentie comme négative car elle retentit au niveau global et modifie le comportement. Elle a un impact sur le « vécu » du cancer et cette fatigue persiste parfois de nombreux mois ou années, alors que la patiente ne s’y attendait pas. Cela peut demander beaucoup de temps d’accepter de vivre différemment.

La dimension est physique, affective, cognitive et agissant aussi sur l’humeur. Il y a une atteinte de l’image corporelle et souvent la patiente se sent atteinte intellectuellement.

La fatigue post-chirurgicale a un pic la première semaine puis diminue progressivement en un à deux mois pour se finir vers 3 mois.

La chimiothérapie (CT) induit une fatigue chez 80-100% de patients (Richardson 1996). En général elle se manifeste les deux-trois jours suivant puis diminue progressivement jusqu’à la CT suivante. Elle se cumule et s’accroît fréquemment au fur et à mesure des cures.

Il ne faut pas croire que s’il n’y a pas de CT la patiente ne puisse pas être fatiguée. Il ne faudrait pas employer le terme de « petit » cancer.

La radiothérapie (RT) peut engendrer de la fatigue notamment de par la lourdeur des trajets quotidiens. Par ailleurs la RT induit une baisse des lymphocytes qui peut faire persister la fatiguer un mois après la fin des séances.

Certains protocoles de l’hormonothérapie (HT) sont sources de plus de fatigue.

9 mois après le traitement la moitié des femmes se disent fatiguées et cela peut durer 10 ans.

Cette fatigue peut être associée à d’autres signes : dépression, troubles du sommeil, ménopause.

Une des difficultés est de faire la part entre la fatigue liée au cancer et la véritable dépression, les deux étant souvent associées. Ce sont des facteurs prédictifs de fatigue > 1 an.

PRISE EN CHARGE DE LA FATIGUE

Rassurer, ne pas banaliser, redonner confiance en soi

Education et conseils concernant : les stratégies d’économie d’énergie, l’activité physique. Si EVA > 7 /10 insister sur l’intérêt d’une consultation psychologique. Suggérer des activités distrayantes

Concernant les siestes elles ne sont souhaitables que si elles n’ont pas de répercussions sur le sommeil nocturne. Elles ne devraient être que brèves sauf si réel besoin.

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LA SEULE VRAIE PRÉVENTION DU LYMPHOEDÈME DU MEMBRE SUPÉRIEUR EST L’INFECTION et il est important d prendre en charge L’OBÉSITÉ.

L’activité physique adaptée doit être débutée le plus précocement possible, mobiliser les 4 membres et associer le plaisir. Il existe de nombreuses informations sur le niveau d’effort fourni par de nombreuses activités du quotidien ou sportives (AFSOS, Niveau d’effort requis pour différentes activités physiques de la vie quotidienne). Il devrait associer 40mn de cardio-training  (intensité moyen) 3x/sem et du renforcement musculaire 2x/semaine.

A adapter bien sûr en fonction de la capacité de chacun.

 

Jean-Yves Bouchet nous a quittés

Disparition de Jean-Yves Bouchet

Jean-Yves, cadre de santé au CHU de Grenoble, nous a quitté le 28 février 2015, emporté par sa montagne qu’il aimait tant et qu’il connaissait parfaitement.

bouchet

Le premier contact avec Serge remonte à 1977, à Grenoble, où, il projetait d’organiser un congrès avec le Prof Alain Franco. Bien que le projet ait avorté par manque d’inscriptions, ce fut le départ d’une belle aventure et d’une infaillible amitié.  Depuis  1983, avec Jean-Claude, il avait animé de nombreuses formations continues sur la kiné vasculaire. Très bon pédagogue universitaire, il  apprenait à faire la part des choses entre la théorie et la pratique clinique. Se débarrassant de tout ce qui était inutile, il allait toujours à l’essentiel, au plus efficace. Son regard critique était à la fois faussement naïf et perspicace. Il a apporté à la pratique de la kinésithéraie de ville une simplification technique et a largement contribué à diffuser la prise en charge des lymphoedèmes.

 

Sa présence aux divers congrès de l’AKTL était appréciée de tous. Il acceptait volontiers chaque fois d’y participer en tant que modérateur ou novateur. Avec son large sourire, il apportait une réponse simple et efficace à chaque interrogation. Aucune condescendance ne perçait dans ses propos.

Ses dernières communications orales étaient tournées vers l’éducation thérapeutique. On y percevait bien sa dimension humaine : franche, sincère et efficace. Il amenait son auditoire à dépasser le domaine technique pour se centrer sur l’autre et l’amélioration de la qualité de vie des patients chroniques.
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Prochain Congrès 10 Mars 2018Grenoble

Le prochain congrès aura lieu à l’IFMK de Grenoble

10 mars 2018

Le programme définitif est en cours de validation et sera disponible sur le site

Les inscriptions se feront  via l’INK

Précisions à venir

Une prise en charge DPC  est prévue

 

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Le congrès du  26 novembre  2016 a réuni  plus  de 220 participants et une 50aine de personnes participant aux stands  des exposants

Ci dessous une partie des échanges entre les orateurs et les participants:

 

Thromboses veineuses profondes

Q : Quelle est la place de la chirurgie dans les thromboses veineuses ? Reste-t-il une place pour la pose de clips ou d’ombrelles ?

R : Le clip sur la veine cave et le filtre cave par mise en place d’un ombrell, se pratiquent de moins en moins. Il reste une indication si le traitement anti-coagulant ne peut pas être mis en place. Le filtre peut-être retiré 1 à 2 ans après, mais cela se fait plutôt rapidement pour éviter les risques de thrombose.

 

Q : Que fait-on lorsque le patient se plaint de lourdeur mais pas de douleur ?
R : En cas de problèmes veineux, situé en-dessous de l’aponévrose, il y a distension des tissus et donc douleur

En cas d’œdème situé en dessus de l’aponévrose, le signe du godet et une lourdeur sont présents.

 

Q : Que devient la veine après une TVP ?

R : Il existe une grande inégalité d’évolution entre les patients. Certains patients dans 50% re p
erméabilisent leur veine. Pour les autres, il existe des séquelles à type de fibrose, d’atteinte valvulaire ou de blocage complet. Il est cependant impossible de donner un pronostic d’évolution à J1.

 

Q : En cas de TVP, après combien de temps d’anti-coagulants peut-on faire un drainage ?

R : En phase aïgue, il n’y a pas d’indication de drainage manuel. Après 24 H d’anti-coagulants, le patient peut reprendre une déambulation normale. L’anti-coagulant est actif déjà après 1H1/2. On utiliser la posture en phase aïgue, mais peu le drainage manuel, car on peut risquer une embolie pulmonaire.

Q : En cas de TVP, après combien de temps d’anti-coagulants peut-on faire un drainage ?

R : En phase aïgue, il n’y a pas d’indication de drainage manuel. Après 24 H d’anti-coagulants, le patient peut reprendre une déambulation normale. L’anti-coagulant est actif déjà après 1H1/2. On  utiliser la posture en phase aïgue, mais peu le drainage manuel, car on peut risquer une embolie pulmonaire.

Ce n’est pas l’anticoagulation qui autorise le DM mais l’examen Echo Doppler qui renseigne sur l’adhérence du thrombus. L’anticoagulation qui évite l’extension du caillot, une fois contrôlée et efficace associée à l’Echo Doppler autorise la déambulation.

Les postures déclive des membres inférieurs et la contention compression ( à titre anti œdème et antalgique) , ainsi que les exercices au lit de sollicitation de la pompe musculo veineuse du mollet sont indiqués en phase aigüe.

Le drainage Manuel seulement est indiqué en phase de séquelles de TVP avec œdème persistant, hypodermite ou ulcères de jambe.

Pour info :

Les héparines ont une efficacité thérapeutique en quelques heures.

Les AVK  efficaces dans les 6 à 12h sont suivis par le dosage de l’INR

Les ATCOAG disponibles par voie orale n’ont pas de surveillance biologique .

Dynamique du retour veineux

Q : Que choisir pour faciliter le retour veineux: un posture d’étirement du triceps ou des exercies de dorsi-flexion ?

R : Une posture, c’est statique, mais pas inefficace. Le mieux reste tout de même la marche avec une succession de flexion extension de tibio tarsienne

 

 

Q : Existe-il des interventions sur le thrombus d’une « phlébite »: électrisation? Pontage ?

R : Le traitement chirurgical pour enlever un thrombus est un traitement agressif dont il est difficile évaluer s’il a une d’influence par la suite sur l’insuffisance veineuse.

 

Q : Quels sont les signes d’une TVP ?

R : Il existe des signes unilatéraux : une augmentation de la douleur, mais on observe 50 % de faux-positif à l’écho-doppler. On retient qu’1 TVP sur 2 est asymptomatique

 

 

Apnées du sommeil, rôle de la rééducation veineuse ?

Q : Dans votre étude sur l’apnée du sommeil, est-ce qu’une échelle sur la qualité de vie a été utilisée ?

R : Non, uniquement un questionnaire sur la qualité du sommeil

 

Q : Dans l’idée du Shift fluid (œdème) ayant une responsabilité dans l’apnée du sommeil, quel est l’intérêt des bas de contention ou d’une activité physique ?

R : Si toute les autres méthodes (masque à pression positive, orthèse) sont un échec, c’est une option possible. L’étude montre que certains patients patient s’ont ainsi passés d’un problème sévère à léger d’autres non ( la théorie du shift fluid ne s’applique pas chez eux)

 

Q : Quid d’une intervention manuelle péri-pharyngée ? Manipulation de l’os hyoïde ou drainage ?

R : Il n’y a pas d’étude, mais cela peut-être intéressant, car il y a une augmentation de la pression tissulaire le matin.

 

Q : Est- possible de différencier par un examen simple, si le traitement d’une apnée du sommeil pourrait être une compression ou une simple marche?

R : Cela revient à faire une médecine personnalisée. Voir comment à partir d’un bilan initial, quel traitement proposer. Actuellement nous n’avons pas de réponse mais la médecine évolue dans ce sens

 

Q : Les douleurs dans les jambes sont-elles un signe penchant pour un Shift fluid ?

R : Pas spécifiquement, ce n’est pas caractéristique.

 

: votre étude sur thermalisme, étude sur le retour veineux ou sur l’apnée du sommeil ?

R : On va tester principalement l’amélioration de l’apnée du sommeil, l’amélioration du retour veineux est un aspect secondaire.

 

Q : Diminution du Shift fluid par un sommeil en position semi-assise, quel impact sur l’apnée du sommeil ?

R : Pas d’études, mais dans notre étude, un patient exclu de l’étude pour avoir dormi en position assise a vu son apnée améliorée par diminution de l’effet Shift fluid.

Remarque JCF :pourtant dans cette position, il augmente sa pression veineuse et donc la stase

 

Q : Suffit-il de respirer pour dégonfler ?

R : Il y a une relation en la vitesse à l’écho-doppler et le volume au plétysmographe. Les techniques hypopressives améliorent en effet la vitesse d’écoulement, mais il faudrait voir l’influence sur le volume. Pour l’instant muet.

 

Q : Existe-t-il une étude entre la respiration buccale et la respiration nasale ?

R : pas pour l’instant , mais il serait intéressant de voir si cela influence le volume diaphragmatique et thoracique. Ce qu’on sait : le cœur fatigue en ventilation buccale, il y a donc une influence sur la vitesse de la circulation veineuse et donc une influence sur le débit ou le rythme.

Chaussettes spécifiques de compression chez le sportif

 

Q : , on vient de le voir , le Booster ne prend pas le pied c’est peu utile pour la performance, alors qu’en post-œdème on prend un bas avec le pied. Pourquoi ne pas courir avec un bas ?

R : Dans l’ Ultra-trail, on met un Booster car on peut ainsi utiliser une chaussette normale. Le but du Booster est de diminuer la sensation de fatigue et les oscillations musculaires. Par contre en récupération, on utilise des chaussettes de récupération avec une force dégressive en concordance avec la physiologie.

 

Q : Chaussette dégressive pendant l’effort, oui – non ?

R : Des études ont été faites mais il y a un problème d’hétérogénéité. Toutefois quelque soit le niveau de compression, il n’y a pas d’amélioration significative à l’effort.

 

Q : Qu’en est-il de l’augmentation de chaleur liée au port du Booster ?

R : Si on couvre le corps, on observe une augmentation de la chaleur musculaire mais pas de la température centrale, et cela pour tous les types de compression. Si on augmente la surface, on augmente aussi la chaleur, il peut y avoir des risques de déshydratation.

 

Q : Le booster un produit dopant ? Interdit dans le cyclisme ? Pourquoi les sprinters et les sauteurs portent-ils des boosters sur les membres supérieurs ?

R : Produit dopant, je ne sais pas mais interdit en cyclisme, c’et vrai. Dans le kayak, par exemple, il est utilisé pour maintenir la force musculaire et donc la gestuelle, peut-être le même effet chez les sprinters. Le booster agit sur la proprioception et la fatigue, rendant le mouvement plus efficace mais il n’y a pas d’augmentation de la performance.

 

Q : Quelle recommandation de port d’une compression pour la récupération ?

R : La compression doit se faire le plus tôt possible et être maintenue entre 12 et 48 heures, 24 heures étant un minimum. Il faut voir aussi la tolérance, mais en principe il n’y a pas de contre-indications chez le sportif.

 

Q : dans la maladie veineuse chronique, on ne porte pas de compression la nuit, car allongé la pression veineuse peut être trop faible, pourquoi « oui » chez le sportif ?

R : Chez le sportif, on recherche un effet sur la fatigue et sur les micro-lésions, c’est dans cette optique que l’on porte des bas la nuit.

 

Q : Le booster améliore la proprioception, y-a-t-il eu des études chez les danseurs ?

R : Non

 

Techniques de drainage manuel

Q : En drainage manuel quelle méthode « d’appel effectuer ?

R : Les méthodes d’appel ne se pratiquent plus car elles n’ont pas d’influence sur le volume de l’œdème. Cette observation est largement observée cliniquement et en mesure phléthysmographique. Le drainage manuel (le massage) à distance peut avoir un impact psychologique en cas de douleur (prise en charge du patient) mais pas ou très peu d’effet vasculaire.

 

 

Mesures de pression sous bandages sur modélisation

Q: Les résultats des mesures obtenues par la mise en place de bandages sur des cylindres incompressibles de différents diamètre des tubes, peuvent-ils être comparables à ceux sur les lymphoedèmes ?

R : Nous ne pouvons pas répondre encore. Nous avons d’abord montré les résultats sur une base théorique. Dans une deuxième étape, il faudra observer les résultats sur un sujet sain et ensuite seulement sur un sujet pathologique. La difficulté sera déchiffrer la résistance du l’infiltration de l’œdème.

 

Comparaison de l’efficacité de différents bandages dans le lymphoedème du membre supérieur

Q : Dans l’étude comparant l’efficacité de différents bandages dans les lymphoedèmes après cancer du sein, vous avez utilisé le K-Tape en phase aïgue (3-4 semaines), y-a-t-il une étude K-tape versus manchon (été par exemple, moins chaud)?

R : Non. Il nous a fallu 5 ans pour réaliser cette étude, interrompue de juin à septembre en raison de la chaleur. Il est vrai que le K-tape s’avère plus comfortable mais il est peu efficace sur l’œdème, alors que manchon est efficace sur l’œdème mais moins bien supporté en cas de chaleur. Le mieux je pense pourrait être d’utiliser le bandage adhésif (allongement court) dans ce cas, car il contient et comprime peu.

 

Q : Quelle est la différence entre le bandage multi-couches dit simplifié et le multi-couches dit traditionnel ?

R : Le « simplifié » est un bandage composé d’une bande de coton à faible extensibilité enveloppant le membre recouvert d’une bande d’extensibilité moyenne ( type bande à varices légère exemple Biflex 16) alors que le « traditionnel » est un copié-collé du bandage dit de Földi. Il s’agit alors de l’application d’une bande en coton de protection cutanée, de bandes de gaze pour les doigts, le tout recouvert par bandage en mousse ou de couche de coton sur laquelle on superpose plusieurs couches de bandes à allongement court . Cette technique qui a fait ses preuves peut aisément et heureusement être remplacée dans la majorité par le bandage « simplifié ». D’autant qu’il n’utilise le plus souvent que 2 bandes et s’installe en 3 minutes.

 

Froid et chaleur sur les oedèmes

Q : Cryothérapie corps entier, quelle influence sur l’œdème ?

R : C’est une technique utilisée pour la récupération des sportifs, mais il n’ y a aucune étude sur son efficacité sur l’œdème. Par contre, elle semble être efficace sur les oedèmes inflammatoires.

 

 

Q : Cryothérapie et sport, à quand une chaussette qui diffuse du froid ?

R : C’est une bonne idée mais son efficacité musculaire est amoindrie par la chaleur dégagée à l’effort.

 

 

Q : L’alternance chaud – froid, est-elle une contre-indications pour les oedèmes ? Quelle autorisation ou non pour les patients de l’utilisation du hamman ou du sauna qui sont souvent suivis d’une douche ou un bain froid ?

R : il n’ y a rien de publié depuis 1992 sur son effet sur le lymphoedème. En principe le chaud provoque une vasodilatation, mais la littérature ne tranche pas. Le cancérologue dira plutôt : essayer madame et vous verrez le résultat.

Le résultat de l’alternance chaud –froid ne dure qu’un certain temps, il serait à considérer comme une technique plaisir mais non thérapeutique.

 

Q : Qu’en est-il des huiles essentielles qui ont un effet de froid ?

R : L’effet est ici dû essentiellement au principe d’évaporation qui entraîne une diminution de la température mais l’effet est de courte durée. Elles peuvent être utilisées dans un contexte de bien être et de confort.

 

Q : Différence entre MCS et Urgo K2 ?

R : Urgo K2 est utilisé en usage unique pour le traitement des ulcères veineux.

Drainage manuel et bandages sur les chevaux

 

Q : Chez les chevaux, peut-on remplacer les bandes de repos par des bandages ?

R : Attention à leur durée d’application. On sait que des bandages de repos, mal positionnés, peuvent créer des compressions, un bandage non-élastique change la mécanique et peut entraîner des tendinites, il vaudrait mieux utiliser alors des bandes élastiques.

 

Q : Les chevaux dorment debout et pourtant ils n’ont pas d’œdème.

R : Pour éviter l’œdème, nous savons que le mouvement est essentiel mais pour les chevaux il y a aussi un facteur génétique qui protège.

Q : Ne serait-ce pas leur peau qui est contentive et pas compressive qui empêcherait l’œdème, même en position debout ? Cette observation vaut pour les girafes…

 

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Une des dernières soirées scientifiques avait pour thème:

« Jambes lourdes ou jambes sans repos? »

L’article publié dans Kinéactualités est disponible ci dessous :

Lire l’article : Jambes-lourdes-ou-jambes-sans-repos

 

 

 

 

Prix éditorial du SPEPS – 14 novembre 2013

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Jean Claude Ferrandez, Jean-Yves Bouchet, Céline Richaud et Serge Theys récompensés pour leur article – Recommandations kinésithérapiques basées sur les faits du traitement des lymphoedèmes des membres –  paru dans le « Kiné scientifique » n°534 de Juillet 2012 dans la catégorie meilleur article de formation.

 

« Son originalité tient sans doute aux différentes origines professionnelles de ses auteurs »

Extrait du discours de Jean-Claude Ferrandez.

 

 

 

 

Ruban rose à Meaux

C’est grâce à l’AVACS , association de patients « vaincre le cancer », qui s’est mobilisée pour que le « Ruban de l’espoir » passe à Meaux que j’ai eu la chance de participer à cette journée en tant que kinésithérapeute représentant l’AKTL.

Avec l’aide de la municipalité et surtout le dynamisme de ces patients tous bénévoles, la journée fut riche en rencontre, animations, partage et surtout en émotion. 
Le principe : un ruban rose sur le quel les patientes ont cousu des fanions décorées par chacune d’entre elle et portant des messages d’espoir, circule de villes en villes , partant de Bruxelles et passant par Paris, et cette année chez nous à Meaux.

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CONTROVERSES SUR LE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN !

Certaines informations circulent de façon contradictoire sur l’intérêt du dépistage dub cancer du sein chez la femme.

L’association Europa Donna Forum France nous fait parvenir ce communiqué de presse que nous reproduisons in extenso.

POUR LE DEPISTAGE, SANS ETAT D’AME

Paris, le 1er octobre 2012 – Alors que le débat sur la pertinence du dépistage du cancer du sein enfle, Europa Donna tient à réaffirmer sa position et encourage les femmes à le pratiquer, dans le cadre du programme national ou à titre individuel.

Chaque année, plus de 50 000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués. Chaque année, 11 000 femmes en meurent, toujours trop tôt et souvent à cause d’un diagnostic trop tardif.
Dépister, c’est diagnostiquer et prendre en charge au plus vite des situations moins graves avec des traitements moins lourds. Dépister, c’est sauver des vies.

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1ère Journée Pluridisciplinaire sur le Cancer du Sein

VALENCE, 31 MAI 2012

La pluridisciplinarité Kinésithérapeute/ chirurgien après cancer du sein se traduit par la connaissance du geste chirurgical.
Aline Viileprand, kinésithéarpeute s’investit sur le sujet et assiste à une opération avec le Docteur S Lanthaume

L’Institut du Sein (IDS) Drôme Ardèche a vu le jour en octobre 2011. Son initiateur (Le Dr. Stéphane Lanthaume), chirurgien du sein, ambitionne pour l’IDS de « faire savoir le savoir faire régional » et de devenir à court terme un centre pluridisciplinaire : une unité de lieu et d’écoute accessible à tous les acteurs du parcours de soin et facilitant les différentes étapes de soin des patientes.

La première journée de l’IDS a eu lieu le 31 mai 2012. Engagée depuis une dizaine d’année dans la prise en charge des femmes opérées d’un cancer du sein, j’ai eu l’opportunité d’assister à cette réunion et d’y intervenir : un moment d’échange et de partage des connaissances où une cinquantaine de professionnels de santé ont répondu présents. En quelques mots, je me propose de la partager avec vous en résumant les différentes interventions.

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