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Plaidoyer pour la mastectomie controlatérale après les recommandations des sociétés savantes.

Lu pour vous dans « le cancer.fr »

L’augmentation du nombre de mastectomies controlatérales a conduit la société Américaine des chirurgiens du sein à établir un consensus et une trame de discussion avec les patientes en cas de cancer unilatéral.

 

Cette discussion soulève de la part des auteurs des questions et critiques qui tournent toutes autour de l’importance de l’information et de l’aide à la décision en 14 points qui développent tous l’importance de l’information et de l’amélioration de la qualité de vie.

Les auteurs proposent une modification du guide de discussion pour la mastectomie controlatérale

 

 

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En conclusion la chirurgie controlatérale ne doit pas être proposée en routine en l’absence de bénéfice évident sur la survie. Mais la mortalité n’est pas l’unique paramètre qui préoccupe les femmes. La surveillance a ses limites et peut être responsable d’un stress important. La survenue d’un cancer controlatéral fait replonger les patientes dans tous les épisodes antérieurement vécus. .Pour certaines patientes par exemple jeunes aux seins denses et en cas de seins par exemple déformés par une grossesse et/ou un allaitement, le risque bénéfice de la chirurgie controlatérale peut fort bien s’aligner sur leurs buts personnels, leurs valeurs et leurs préférences et l’information objective est indispensable.

 Sources

Les lymphatiques et l’infarctus du myocarde

 

Rouen, France – Une équipe rouennaise publie dans Circulation des résultats sur un thème inhabituel en cardiologie : le système lymphatique au sein du cœur, et ses dysfonctionnements lors d’un infarctus du myocarde (IDM) ou dans l’insuffisance cardiaque [1]. Ces résultats concernent exclusivement l’animal. Mais ce qui fait l’intérêt du thème est que la cardiologie l’a pratiquement ignoré jusqu’à présent. Or, le cœur possède un vaste système lymphatique, chez le rat au moins, de plus, un certain nombre de remodelages peuvent expliquer les difficultés de drainage et la longue persistance des œdèmes post-IDM, et enfin l’administration d’un facteur de croissance des vaisseaux lymphatiques permettrait d’accélérer la résorption de cet œdème.

« Ces travaux, issus de 4 années de recherches, montrent l’implication importante de ce réseau [lymphatique] dans les maladies cardiovasculaires. En effet, les recherches sur ces vaisseaux lymphatiques auparavant invisibles ne se sont développés que depuis 10 ans à peine, et leur rôle dans la physiopathologique est souvent ignoré » explique Vincent Richard (Directeur Inserm U1096, Rouen, France) dans un communiqué Inserm.

Stimuler la lymphangiogénèse pour drainer l’œdème en post-IDM

L’idée tient en trois constats : le cœur dispose d’un vaste réseau lymphatique ; l’œdème est caractéristique du post-IDM, ainsi que de l’insuffisance cardiaque ; la fonction du réseau lymphatique est de drainer l’œdème. Donc, existe-t-il des anomalies de ce réseau dans ces pathologies, et si oui, comme les pallier ?

Ces questions ont été posées dans un modèle d’IDM chez le rat. L’IDM provoque une lymphangiogénèse intramyocardique intense. Malheureusement au niveau épicardique, le remodelage altère les collecteurs lymphatiques, de sorte que la capacité de drainage est finalement réduite. Conséquence : l’œdème persiste plusieurs mois après l’IDM, et s’étend même de la zone infarcie à des territoires non lésés.

Dans un second temps, l’équipe a tenté de rétablir une capacité de drainage par un traitement au VEGF-C (Vascular Endothelial Growth Factor de type C, impliqué dans le lymphangiogénèse). La protéine a été administrée en intramyocardique, via des microcapsules d’albumine-alginate biodégradables.

« Le traitement administré aux rats accélère la réponse lymphangiogénique cardiaque post infarctus et améliore le drainage lymphatique du cœur en 3 semaines. Il a comme effet direct une diminution de l’œdème, de l’inflammation et de la fibrose cardiaques », résume Ebba Brakenhielm (Inserm U1096, Rouen), dans le communiqué de l’Inserm. On note que la réponse observée est dose-dépendante.

Il reste sans doute un long chemin jusqu’à la clinique humaine. Mais il est au moins montré que la cardiologie, qui n’avait jusqu’à présent envisagé le cœur que comme organe essentiellement circulatoire musculaire et électrique, gagnerait à l’envisager aussi sous l’aspect lymphatique.

 

REFERENCE :

  1. Henri O1, Pouehe C1, Houssari M et coll. Selective Stimulation of Cardiac Lymphangiogenesis Reduces Myocardial Edema and Fibrosis Leading to Improved Cardiac Function Following Myocardial Infarction. Circulation. 2016;133(15):1484-97. doi: 10.1161/CIRCULATIONAHA.115.020143.

Cela ne sert à rien d’être heureuse !!! (ils sont bizarres ces anglais)

Cela ne sert à rien d’être heureuse !!! (ils sont bizarres ces anglais)

Le bonheur a-t-il un rôle sur la mortalité ? Etude prospective de la Million Women Study

Une mauvaise santé rend triste et une mauvaise santé augmente la mortalité.

Des travaux antérieurs avaient suggéré que la diminution de mortalité chez les femmes heureuses était en fait due à une augmentation de la mortalité chez les patientes malheureuses. Ces femmes malheureuses peuvent avoir des comportements qui interfèrent avec la mortalité. Il était donc important de savoir si le bonheur permettait de réduire la mortalité

Cette étude a été faite chez les femmes qui avaient participé à la Million Women Study étude anglaise faite entre1996 et 2001. Trois ans après l’entrée dans l’étude le questionnaire adressé aux femmes pour une auto évaluation leur demandait leur propre évaluation de leur santé, leur bonheur, leur niveau de stress, leur capacité à contrôler leur vie et si elles étaient « relax ». L’étude portait sur leur mortalité au 1er Janvier 2012, quelle qu‘en soit la cause, cardiopathie ischémique, cancer, accident vasculaire cérébral, bronchopathie chronique obstructive. Le taux de mortalité était comparé entre les femmes qui se déclaraient malheureuses (De temps en temps heureuses, ou rarement ou jamais) par rapport à celles qui se déclaraient heureuses la plupart du temps.

L’analyse a été faite chez 719 671 femmes (âge moyen 59 ans [IQR 55–63]), 39% (282 619) se déclaraient globalement heureuses la plupart du temps, 44% (315 874) le plus souvent, et 17% (121 178) malheureuses. Au cours des 10 ans de suivi, 4% (31 531) des participantes sont mortes. Lors de l’auto évaluation, un mauvais état de santé était fortement associé avec le sentiment de malheur. Après ajustement sur le traitement de l’hypertension, diabète asthme, arthrose, dépression, anxiété, et des paramètres socio démographiques et de style de vie (Tabac, régimes obésité), le sentiment d’être malheureuse ne s’associait pas à une augmentation de la mortalité, toutes causes confondues, cardiopathie ischémique ou cancer

Chez les femmes d’âge moyen, une mauvaise santé peut entraîner la sensation d’être malheureuse. Cependant après analyse des différents paramètres de vie, le bonheur et les mesures prises pour améliorer son bien-être ne semblent pas avoir un effet direct sur la mortalité

Sources

Does happiness itself directly affect mortality? The prospective UK Million Women Study Liu B et al.
Lancet. 2015 Dec 9. pii: S0140-6736(15)01087-9.

LE CANCER COLORECTAL EN QUESTIONS

page couverture K colorect Arcad

Petit fascicule édité par la Fondation ARCAD qui mobilise les meilleurs intervenants français dans le domaine des cancers digestifs. Ce livre répond, de façon simple et accessible pour les patients, à 66 questions concernant le cancer colorectal.

Il est ainsi d’abord expliqué quelques généralités sur la pathologie (épidémiologie, facteurs de risques, symptômes et stadification). Puis de nombreuses notions concernant les chirurgies et ses suites post-opératoires sont abordées (stomie, fonctionnement de l’intestin, conséquences à moyen et long termes, anus artificiel définitif ou temporaire, …). Les traitements complémentaires sont aussi décrits (chimiothérapie, thérapies ciblées, radiothérapie. Ce fascicule est accompagné de quelques dessins et d’un lexique. Il peut être vraiment intéressant pour les patients ou leur entourage

Jean-Yves Bouchet nous a quittés

Disparition de Jean-Yves Bouchet

Jean-Yves, cadre de santé au CHU de Grenoble, nous a quitté le 28 février 2015, emporté par sa montagne qu’il aimait tant et qu’il connaissait parfaitement.

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Le premier contact avec Serge remonte à 1977, à Grenoble, où, il projetait d’organiser un congrès avec le Prof Alain Franco. Bien que le projet ait avorté par manque d’inscriptions, ce fut le départ d’une belle aventure et d’une infaillible amitié.  Depuis  1983, avec Jean-Claude, il avait animé de nombreuses formations continues sur la kiné vasculaire. Très bon pédagogue universitaire, il  apprenait à faire la part des choses entre la théorie et la pratique clinique. Se débarrassant de tout ce qui était inutile, il allait toujours à l’essentiel, au plus efficace. Son regard critique était à la fois faussement naïf et perspicace. Il a apporté à la pratique de la kinésithéraie de ville une simplification technique et a largement contribué à diffuser la prise en charge des lymphoedèmes.

 

Sa présence aux divers congrès de l’AKTL était appréciée de tous. Il acceptait volontiers chaque fois d’y participer en tant que modérateur ou novateur. Avec son large sourire, il apportait une réponse simple et efficace à chaque interrogation. Aucune condescendance ne perçait dans ses propos.

Ses dernières communications orales étaient tournées vers l’éducation thérapeutique. On y percevait bien sa dimension humaine : franche, sincère et efficace. Il amenait son auditoire à dépasser le domaine technique pour se centrer sur l’autre et l’amélioration de la qualité de vie des patients chroniques.
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Prix éditorial du SPEPS – 14 novembre 2013

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Jean Claude Ferrandez, Jean-Yves Bouchet, Céline Richaud et Serge Theys récompensés pour leur article – Recommandations kinésithérapiques basées sur les faits du traitement des lymphoedèmes des membres –  paru dans le « Kiné scientifique » n°534 de Juillet 2012 dans la catégorie meilleur article de formation.

 

« Son originalité tient sans doute aux différentes origines professionnelles de ses auteurs »

Extrait du discours de Jean-Claude Ferrandez.